Friche PCUK

Notre région transfrontalière franco-belge a longtemps été une région très industrielle. Aujourd’hui, la fermeture des usines a laissé de nombreuses friches dans nos villes. Ces friches, même polluées, sont une opportunité pour créer quelque chose de nouveau : espace naturel, agricole, lieu adapté pour une ferme solaire…etc. 

Concernant la friche PCUK, l’enjeu était de taille car ce site était l’un des plus pollués d’Europe. En 2005, la Métropole Européenne de Lille, l’État Français, l’Union Européenne, l’Agence de l’Eau ainsi que les sociétés Ekinox et Rhodia investissent 13 millions d’euros dans un chantier de dépollution.
De nombreux travaux ont eu lieu : 

  • La suppression des anciens égouts qui propageaient la pollution
  • L’installation d’un réseau de palplanches pour détourner les eaux de la nappe phréatique susceptibles de remonter
  • Le remodelage du grand terril en y creusant des cuvettes pour entreposer les sédiments non pollués du canal
  • La pose de 5 couches de terre superposées sur tout le site : couche d’argile pour éviter les infiltrations, couche de matériaux grossiers, couche de modelage pour dessiner le relief, nouvelle couche d’argile, pour retenir les eaux de pluie en surface, enfin, couche de terre végétale pour les plantations
  • Le traitement de la pollution dans les deux terrils de chrome : on y a injecté, dans des cheminées spécialement creusées dans ce but, de la mélasse (du sucre) pour transformer le chrome 6 en chrome 3, quasiment inoffensif et surtout peu mobile, de façon à l’emprisonner définitivement dans les terrils, sans risque pour l’environnement. Il est impossible d’extraire ce chrome donc la solution choisie a été de le paralyser.
  • La végétalisation de l’ensemble du site.

De plus, 68.450 végétaux dont 18.000 plantes aquatiques, 450 arbres, 50.000 jeunes plants d’arbres et d’arbustes ont été plantés. De nombreuses légumineuses comme le lotier ou le mélilot modifient la composition du sol en fixant l’azote et attirent abeilles et papillons.
Deux zones ont été délimitées, l’une sèche, l’autre humide composée de mares où les amphibiens (crapaud, grenouille,…) viennent pondre leurs œufs. Libellules, abeilles, papillons, ainsi que des oiseaux tels que le petit gravelot, le bruant des roseaux, le vanneau huppé, donnent toute leur place à la biodiversité déjà favorisée par les bouleaux, les aulnes, les fusains et les saules.

Source : ville de Wattrelos

Depuis 2011, le site est ouvert au public et accueille une biodiversité étonnante que les guides de l’espace naturel métropolitain font régulièrement découvrir au public lors de visites thématiques. N’hésitez pas à les contacter : relaiscanal@lillemetropole.fr03 20 63 11 23.

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