Ce projet est réalisé en partenariat avec la COOPEM et grâce au soutien du Fonds européen de développement régional – Met steun van het Europees Fonds voor Regionale Ontwikkeling.

 

L’autoroute de la chaleur 

Comment transformer quotidiennement un (très) gros tas d’ordures (1 000 tonnes par jour) en énergie ? C’est le défi du Centre de Valorisation Énergétique (CVE) d’Halluin et de son alliée toute récente, l’autoroute de la chaleur. Jusqu’à présent, la chaleur produite au CVE n’était utilisée que pour fabriquer de l’électricité. Désormais, une grande partie de l’énergie produite alimente les réseaux de chaleur urbains, qui ont longtemps fonctionné en partie au bois ou au charbon. Ce projet a permis l’arrêt de la centrale à charbon du Mont-de-Terre à Lille et répond aux enjeux de lutte contre le réchauffement climatique portés par le Plan Climat Air Énergie Territorial métropolitain. Pas moins de 270 GWh* d’énergie thermique et 91 GWh d’énergie électrique sont produits chaque année par le CVE. Trois cent cinquante mille tonnes de déchets non recyclables sont incinérées à une température de 850 à 1 000 °C au CVE.

La méthode ?

L’énergie libérée par ce traitement thermique est amenée jusqu’à Lille et Roubaix via l’autoroute de la chaleur. L’eau part du CVE à une température moyenne de 118 °C pour alimenter deux réseaux de chaleur (R-Energies à Roubaix et Résonor à Lille). Le réseau de Lille est lui-même connecté à ceux de Mons-en-Baroeul (Mons Energie) et de Villeneuve d’Ascq (Villae). L’échange de chaleur se fait dans des stations situées pour R-Energies à la chaufferie de l’Alma (à Roubaix) et pour Résonor sur une parcelle que la MEL a acquise au lycée Pasteur (à Lille). Le tout fonctionne en circuit fermé, l’eau repart vers le CVE pour y être chauffée à nouveau. L’énergie électrique est quant à elle vendue à EDF. Cette eau à 118 °C va permettre de chauffer des bâtiments collectifs, notamment des logements sociaux et des bâtiments publics. Les travaux de cet équipement titanesque (40 km de canalisations) ont débuté mi-2018 pour s’achever fin 2020. Le coût de ce chantier unique en son genre est de 75 M€ (pour les délégataires Covalys, Résonor et R-Energies). 13 M€ sont financés par les subventions Feder de l’Union européenne et 12 M€ par l’Ademe. Par ailleurs, et notamment grâce à l’autoroute de la chaleur, la MEL oeuvre pour assurer la compétitivité de ses réseaux, qui s’étendront régulièrement pour offrir une énergie plus vertueuse et plus économique à un plus grand nombre d’abonnés, et étudie la création de nouveaux réseaux de chaleur.

Source : MEL, avril 2021.

 

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