Communiqué de presse de Virage Energie
Dimanche 26 Avril 2026
Pour que Gravelines ne rime pas avec Tchernobyl, sortons du nucléaire !
Ce 26 Avril 2026 se commémorent les quarante ans de la catastrophe de Tchernobyl. Le risque nucléaire n’appartient pourtant pas au passé tant dans le monde en général qu’en France en particulier. Ainsi, les 56 réacteurs du parc historique en France ont été conçus avant la survenue des catastrophes de Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011) nécessitant une remise à niveau en terme de sureté des installations.
Dans son rapport en 2025, la Cour des comptes a indiqué les interrogations inhérentes à la maintenance et à l’entretien de ces réacteurs vieillissants ainsi que les investissements tant financiers, techniques et organisationnels pour garantir leur disponibilité ainsi qu’un niveau de production optimal et permettre une durée de fonctionnement du parc allant significativement au-delà des 40 ans initialement prévus [1].
La commémoration de la catastrophe de Tchernobyl prend une acuité particulière alors que se tient depuis le 14 Avril et jusqu’au 15 mai 2026 l’enquête publique portant sur le projet gouvernemental de construction de deux réacteurs de type EPR 2 à Gravelines[2]. La relance du nucléaire ne constitue en aucun cas une réponse à la hauteur des enjeux actuels qui exigent pourtant d’agir dès maintenant et très rapidement.
La mise en œuvre hypothétique de réacteurs EPR 2 est en effet un leurre d’un point de vue tant énergétique que climatique. La date de leur mise en route se trouve reportée avant même que les chantiers proprement dits ne commencent. Le retour d’expériences du chantier de réacteur EPR à Flamanville n’est pas là pour rassurer. Il a été connecté fin 2024 au réseau électrique 12 ans après la date prévue[3].
Continuer ainsi dans cette impasse ne ferait que retarder la mise en œuvre de vraies mesures d’économies d’énergie, de développement des énergies renouvelables, de flexibilité du réseau électrique,…Ce sont des démarches bien plus adéquates pour atteindre nos objectifs climatiques. Virage Énergie estime ainsi que le devenir de la filière des réacteurs nucléaire se situe dans leur démantèlement. Il ne peut pas y avoir de politique du « en même temps » en matière énergétique.
Dans un monde marqué par des menaces climatiques et géopolitiques croissantes, l’urgence devrait d’être d’accélérer la transition vers un système énergétique résilient, sûr, sobre, décentralisé et 100% renouvelables que nous appelons de nos vœux de longue date. Pas de faire perdurer une technologie complexe, polluante et dangereuse. Pour que Gravelines ne rime pas avec Tchernobyl, sortons du nucléaire !
Écologiquement vôtre,
Paulo-Serge Lopes
Président de Virage Energie
[1] « La maintenance du parc électronucléaire d’EDF en France », Cour des comptes, Juillet 2025
[2] Enquête publique « Autorisation environnementale EPR 2 Gravelines », 2026
[3] « La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants », Cour des comptes, Janvier 2025.
